Sauvegarde (Journal 2001-2003) d'Imre Kertész

2012.11.05.

Actes Sud, 2012
Traduction : Natalia Zaremba-Huzsvai et Charles Zaremba

2 Novembre 2001
« Tout me nie – le moindre texte, la moindre expression de ce lieu, de ce pays, de cette société, de ces gens, de cette littérature, de ce système de valeurs. Quoi que j’entende, j’entends cette négation, quoi que je lise, je lis cette négation, quoi que je voie, etc. Partir ! – Voilà l’urgence »

La maladie ayant restreint la maîtrise de sa main, Imre Kertész a pu tenir ce journal grâce à un ordinateur. Voilà la raison pour laquelle son titre fait allusion au traitement de texte. Couvrant les années 2001 à 2003, ces pages reviennent sur un moment crucial, un des plus grands bouleversements de la vie d’Imre Kertész : le prix Nobel de littérature en 2002.

Il y aborde aussi la genèse de son roman Liquidation, le travail littéraire quotidien, l’importance de la musique dans son existence, sa difficulté à concilier vie conjugale et vie d’écrivain, sa maladie de Parkinson, son rapport à la Hongrie nouvelle et à Israël, ainsi que son départ pour Berlin. Mais avant tout, il ne cesse de se pencher sur ce qui le préoccupe et lui importe le plus : la littérature. Un témoignage d’une sincérité radicale et d’une sombre lumière, nourri du sens subtil de l’auteur pour l’ironie.
 

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