Le Mauvais médecin de Dezső Kosztolányi

2011.11.04.

Editions Non Lieu, 2011
Traduit et préfacé par Thierry Loisel

Dezső Kosztolányi (1885-1936) occupe dans la littérature hongroise du XXe siècle une place de tout premier plan. Son talent s’illustre dans quasiment tous les domaines de l’activité littéraire – poésie, romans, nouvelles, traduction, articles et essais.

Le Mauvais Médecin, inédit en français, est son premier roman. Par sa brièveté, il s’apparente à un genre littéraire en vogue en Hongrie depuis le XIXe siècle : a kis regény, le « roman bref ».



Si Le Mauvais Médecin est bien le premier roman de l’auteur, il ne s’agit pas pour autant de l’œuvre d’un débutant. Et du reste, le style incomparable de Kosztolányi y est déjà présent, incontestablement : pureté de la langue, concision extrême de la phrase, du récit, cruauté de la thématique.

Cruauté de la thématique en effet : on assiste, sur une centaine de pages, à la tragédie vécue par István et sa femme. Ce récit est celui de la mort de leur petit garçon, qu’un mauvais médecin a condamné, et des tourments qui accablent ces parents endeuillés.

Ce court roman est suivi d’une nouvelle, Baignade, et d’un poème, Chant pour un enfant malade, présentés dans une nouvelle traduction.

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