La Confession frivole
Miklós Szentkuthy

2010.10.19.

Editions Phébus, 1999
Robert Sctrick, Georges Kassaï

Vaste auto-portrait lyrique, album historique aux mille et une vignettes assassines, odyssée des travestissements du siècle et des sentiments humains : La Confession frivole est tout cela, et la liste n’est peut-être pas close. Szentkuthy raconte son enfance, évoque le Budapest de François-Joseph, fait défiler une foule de personnages touchants ou cocasses en y mettant tous ses talents de magicien. Confession, certes, et parfois d’une franchise brutale, sur sa famille (y compris quelques grands ancêtres), ses amis, ses maîtresses… – mais aussi panorama dévorateur du XXe siècle et de ses beaux (et moins beaux) délires. Comme si au soir de sa vie le Créateur (soit l’écrivain déguisé en Dieu) eût voulu une dernière fois récapituler son monde – réalités et potentialités rêveuses mêlées en un désordre qui n’en est absolument pas un. Traduction – longtemps attendue – de La Confession frivole de Miklós Szentkuthy (1988), le Borges hongrois : autobiographie d’un intellectuel d’Europe de l’Est malmené sa vie durant par les mauvais vents de l’Histoire ; et traversée du siècle exemplaire, par un homme qui ne cessa malgré cela de mettre chaque minute de son existence au service de la plus folle liberté. Un classique qui fut aussi, il y a dix ans, le plus inattendu des best-sellers.

Biblioteca magazine (1999 oct)
Dernieres nouvelles d'Alsace (1999 nov)
Etudes_février (2000)
Figaro litteraire (1999 aout)
La Croix (1999 déc)
Le Monde (2000 févr)
Le Temps (1999 nov)
L'express (1999 nov)
Notes bibliographique (2000 févr)
Page des librairies (1999 nov)
Politis (1999 nov)
Quinzaine littéraire 2000
Le Magazine (1991 janv)
Le Monde (1999 févr)
Les lettres françaises_1
Les lettres françaises_2
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