WEÖRES, Sándor

1913, Szombathely – 1989, Budapest

Enfant prodige, il est reçu dès le début des années 1930 comme un des grands de la poésie hongroise de tous les temps. Docteur en philosophie et en esthétique, il a écrit une cinquantaine de livres (poèmes, drames, essais, traductions). « Dans son oeuvre personnelle, Weöres fait preuve d’une curiosité toujours en éveil et d’une invention constante. La diversité de son talent et de sa technique n’est pas moins remarquable et la critique a pu, à juste titre, le comparer à un Protée » (L. Gara, 1962). Du mysticisme le plus grave à la fantaisie la plus débridée, sa poésie se caractérise par une virtuosité rythmique, une langue souple, « l’assimilation d’éléments culturels allant de la poésie populaire aux fonds orientaux, les associations mentales aux frontières de la conscience » et une exploitation particulièrement riche des ressources sonores de la langue hongroise. Immense traducteur, il a transposé en hongrois aussi bien les sonnets de Mallarmé que les poètes chinois.

Interview avec István László G.

page précédente