KÖLCSEY, Ferenc

1790, Sződemeter – 1838, Cseke

Poète, critique, orateur et moraliste, il est une figure majeure de l’ère des Réformes. Il participe au mouvement de Kazinczy pour la réforme de la langue, mais se retire bientôt pour de longues années sur ses terres. Élu à la députation en 1832, il devient l’un des orateurs les plus écoutés de l’opposition, prenant partie pour l’usage du hongrois dans la vie publique, les libertés religieuses et l’émancipation des serfs. « Sa distinction, sa réserve, son noble idéalisme, son immense culture et sa propension à la philosophie sont tout à l’opposé des traits de caractère du hobereau hongrois moyen (…) Lucide, il fustige les défauts nationaux en pleine période d’optimisme national. Cette lucidité ne s’applique pas à la seule politique ; elle lui permettra d’être le promoteur d’une critique littéraire hongroise digne de ce nom (même s’il s’est trompé sur Csokonai ou Berzsenyi). D’abord abstraite, éthérée, sentimentale, sa poésie se teinte plus tard de pessimisme ».
(Gara, Anthologie de la poésie hongroise, 1962)

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