GARACZI, László

1956, Budapest

Qu’il s’agisse de fiction (MetaXa, 2007) ou d’autofiction (Mintha élnél: egy lemúr vallomásai, 1996), l’échelle de la prose de Garaczi est l’invidu. Son évocation de l’enfance est cependant également celle de toute une époque, celle du kádárisme des années 1960 et 1970, à travers les micro-souvenirs de jeux, de crèmes glacées d’usages de drogues diverses et autres motifs dont l’assemblage constitue le texte plutôt qu’une quelconque narration classique. Celui de MetaXa, est formé d’une seule phrase, sans majuscules ni point final, suspendue en quatre mouvements (moi, toi, lui, x) : tissu de scènes, de motifs, de références, « flux de conscience », il s’agit en même temps d’un geste de création d’un monde de langage autonome.

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