FALUDY, György

1910, Budapest – 2006

Poète, traducteur, essayiste, auteur de mémoires, György Faludy a traversé le siècle et écrit en exil la plus grande partie de son œuvre. En 1939, il fuit le fascisme et émigre en France puis à New York, où il est secrétaire du mouvement « Free Hungary » et s’engage dans l’armée américaine. A la fin de la guerre, il rentre en Hongrie et travaille comme journaliste et critique littéraire. Dans la période la plus dure du stalinisme, il est la cible des campagnes d’arrestations massives et passe trois ans dans le camp de travail de Recsk, de 1950 à 1953. Après l’écrasement de la révolution de 1956, il émigre à nouveau, d’abord à Londres. Il mène ensuite aux Etats-Unis et au Canada une carrière d’homme de lettres et de professeur invité dans les universités de New York, Philadelphie, Toronto, etc. Au changement de régime, il revient en Hongrie et écrit jusqu’à la fin de sa vie. Son œuvre se compose de mémoires inspirés par ses tribulations et d’essais tirés de son expérience de l’histoire du XXe siècle – un des derniers date de 2003. Les beaux jours de l’Enfer, qui avaient été traduits en français par Ladislas Gara en 1962 n’avaient pu être diffusés en Hongrie qu’en 1987, en samizdat, puisque ses œuvres y ont été interdites de publication de 1947 à 1988. Pendant toutes ces années cependant, Faludy n’a cessé d’écrire une œuvre poétique, cultivant son attachement à la langue hongroise et sa passion pour toutes les manifestations de l’esprit. Il a également traduit toute sa vie, de la poésie religieuse et de la poésie érotique, Heine dans ses jeunes années, mais aussi Rabelais, et surtout Villon.
 

page précédente