BALASSI, Bálint

1554, Zólyom – 1594, Esztergom

Il reçut de Péter Bornemisza, son précepteur, les premiers rudiments de la culture, avant de poursuivre ses études à Nuremberg puis à l’université de Padoue probablement. Alors que des vicissitudes familiales et militaires l’avaient laissé sans ressources, il fut des années durant capitaine d’une compagnie dans la forteresse d’Eger, où « il prit part au combat que les défenseurs de la place forte des "confins" menaient contre les Turcs. Mais sa vie déréglée, ses aventures amoureuses et ses démêlés avec les autorités lui acquirent une mauvaise renommée », entraînant autant de scandales, procès, fuites, etc. Continuant néanmoins les combats, Balassi mourut au siège d’Esztergom, en 1594, après de terribles souffrances, un boulet de canon lui ayant fauché les jambes.
« Aux antipodes de cette vie riche en aventure, en lumières et ombres, se trouve sa poésie, véritable univers d’harmonie, étroitement liée aux idéaux classiques de la Renaissance. La plus grande partie de son œuvre se compose de poèmes amoureux inspirés de la poésie humaniste et de la poésie pétrarquiste. (...) Parmi les meilleures pièces de son œuvre, il convient de relever quelques chants militaire – cantiones militares – où le poète exalte la vie héroïque des soldats combattant le Turc, ainsi qu’un grand nombre de poèmes religieux qui évoquent, avec une force rare, les douleurs de son destin malheureux. Outre ces poèmes, qui constituent les plus belles créations de la poésie lyrique Renaissance, nous lui devons le premier drame d’amour hongrois, la Belle comédie hongroise, écrite en 1588, adaptation d’une pastorale de Castelletti. » (Klaniczay, 1981)

 

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